Red Club, le club de tous les passionnés de Setter Irlandais

Un chien de chasse à l'âme Irlandaise, élégant et expressif, adapté au gibier naturel et sauvage
Accueil     En direct     Setter Irlandais     On en parle     Club de passionnés     Régions     Media Gallery     Elevage & annonces     TAN & Sélection     Chasse     Utile     Adhésion     Livre d'or     Contact      
Témoignage d'un chasseur     Game Fair     Sur le terrain     Reportage      
Eric Dupond-Moretti donne son avis sur le Setter Irlandais : "un chien à l'arrêt très sur et rapproché"
 
 
 
 
  
 

 

 

 

Eric Dupond-Moretti est depuis toujours chasseur. Il privilégie aujourd’hui la chasse au vol (ou fauconnerie) sur faisans sauvage et perdrix avec un chien d’arrêt. Il a bien voulu nous indiquer son avis sur le Setter Irlandais.

 

 

 

Rappelons en quelques mots en quoi consiste cette chasse pour bien comprendre ce que le fauconnier attend de son chien. Deux modes de chasse sont habituellement distingués : le bas vol et le haut vol. Dans le bas vol, le vol s’effectue au cul levé, à la billebaude, avec un chien d’arrêt. Le chasseur s’approche le plus près possible du gibier, il lui faut donc un chien sage et fin de nez. Tenant son oiseau au poing, il peut alors le lancer tel un javelot derrière le gibier dès que celui-ci prend l’envol. Mais on peut aussi pratiquer le bas vol sans chien.

Dans le haut vol, le faucon fonce sur sa proie du haut du ciel. Le chasseur porte le faucon chaperonné sur le poing et laisse quêter son chien assez loin en avant, au vent. A l’arrêt du chien, l’oiseau est décapuchonné et libéré. Après une rapide ascension, il se positionne au-dessus du chien, face au vent. Le chasseur fait alors lever le gibier : le faucon effectue un rapide piqué sur sa proie à plus de 250 km/h et regagne le sol avec elle. Là encore, le rôle du chien est essentiel, il s’agit de ne pas décourager l’oiseau avec de faux arrêts.

 

Vous avez toujours pratiqué la chasse au vol ?

J’ai tout d’abord pratiqué la « chasse en groupe » bien connue dans le Nord, sur le lapin avec des corniauds et des ratiers. Puis, il y a un peu plus de vingt ans, Joseph Maerten (NDLR. Dresseur bien connu au Red Club où il est un fidèle du Printemps Irlandais) m’a invité un jour à voir chasser un épagneul breton en tout point remarquable. Ce fut pour moi comme la découverte du Saint Graal cynophile. J’ai été conquis par ce que pouvait faire un bon chien d’arrêt. C’était une vraie découverte. Et toutes mes idées antérieures sur la nécessité d'avoir son chien qui chasse près de son maître ont été vite balayées.

La découverte de la chasse au vol s’est faite elle un peu par hasard, il y a sept ans. C’est devenu une vraie passion. Je pratique aussi bien le bas vol, sans chien, que le haut vol, avec un chien d’arrêt. 

 

Pourquoi un Setter Irlandais ?

Quand j’ai découvert ce que pouvait faire un chien d’arrêt, j’ai rapidement eu deux Anglais. Puis j’ai eu une première expérience malheureuse avec un Irlandais, que j’avais probablement choisi surtout pour ses qualités esthétiques. Mais plus récemment, il y a un peu moins de deux ans, Joseph Maerten, toujours lui, me signale une jeune Irlandaise de talent dont il est propriétaire. Je découvre un chien rapide, avec une grande amplitude de quête et une excellente prise de terrain. La qualité de son style emporte totalement  mon adhésion. Elle s’appelle Chipie.

Lorsque je pratique le haut vol, j’ai besoin d’un chien à l’arrêt très sûr et rapproché. Je veux un chien qui, comme on dit, remonte à la viande : je chasse surtout le faisan sauvage et vous savez qu’un coq piète volontiers et sait se défendre. Et qui soit sage à l'envol. Je vais aussi sur la perdrix, mais je trouve que c’est un gibier bien moins difficile.  Pour moi, le Setter Irlandais est donc le chien de la situation. Et à tir sur la grouse en Irlande, ou de temps en temps sur la bécasse, ma chienne est également parfaite et fait valoir, là aussi, toutes ses qualités.

Son caractère ? Elle sait se montrer facétieuse et un peu ficelle - il est vrai qu’elle est assez maligne. Une vraie chipie, c’est d’ailleurs son nom ! Mais elle est docile, enjouée et toujours de bonne humeur, A la maison, elle est très calme.

 

Votre chien est également présent dans les épreuves de sélection de printemps. Pourquoi ?

Le field, c’est en quelque sorte le prolongement de la chasse, qui est ma passion. Il n’y a aucun antagonisme, et l'on pourrait aussi dire que la chasse est le prolongement du field. Mais s’y ajoute la compétition, et ce n’est pas pour me déplaire.

A propos des fields, je n'arrive pas à comprendre que l'on puisse fonder une sélection uniquement sur des résultats lors d'épreuves sur du gibier d'élevage comme c'est trop souvent le cas. En revanche, si d'excellents résultats en gibier tiré s'ajoutent à d'excellents résultats sur du sauvage, on peut alors considérer cela comme un plus, mais uniquement dans ce cas-là.

Après la chasse, vers le 15 janvier, je confie Chipie à un dresseur, Yann Blanchet, qui est une vieille connaissance (1), il s’était occupé de mes Anglais. Il a bien compris que je veux des chiens pas trop dressés et qui ne soient pas mécanisés : surtout, pas d’essuie-glace ! Et ce que j’aime bien aussi dans le field, c’est toute la période d’entraînement préalable. Je n’ai pas hésité à aller moi-même en Andalousie pour cela. C’est là que j’ai fait la connaissance de Jean-Pierre Gotti, le président du Club.

 

Et le Red Club dans tout cela ?

Pour moi, il est naturel d’appartenir à un Club de race, comme j’ai pu trouver aussi naturel de faire partie de l‘ANFA,  l’association nationale des fauconniers. Et puis, je n’ai rencontré pour l’instant au Red Club que des gens sympathiques !

 

(1) NDLR. Chipie d’Hurtevent (Urtis de la Chaume Rigault * Pétunia d'Hurtevent) conduite par Yann Blanchet a lors du printemps dernier (2010) remporté deux CACT en solo, et bien qu’elle n’ai pas été du tout préparée à cela, un 2ème excellent en couple. Elle s’est également fait attribuer le très recherché Prix du Style Irlandais lors du Printemps Irlandais du Red Club.